État de l’occupation du sol 2023

Zone d’étude

La zone d’étude porte sur le périmètre actuel du Parc naturel régional de Camargue d’une surface de 101 846 ha.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résultats principaux

 

  • Un territoire majoritairement composé d’espaces naturels liés à l’eau

    58 000 ha, dont 63% de zones humides et milieux associés et 37 % d’eau libre.

  • Faible composante en espaces naturels terrestres

    11 000 ha, dont 77% de prairies naturelles et boisements, le reste pour les plages et dunes

  • Un territoire cultivé dominé par les grandes cultures

    25 000 ha, dont 68 % de blé et riz.

Carte de l’occupation du sol de 2001 et de 2023.

La donnée qui s’affiche est celle de l’année 2023. Pour afficher les données de l’année 2001, sélectionner la couche à droite dans le picto « Afficher les thématiques » (3ème en partant du haut)

Évolution de l’occupation du sol 2001-2023

Évolution des milieux cultivés

  • La stabilité des terres arables à l’échelle du territoire du parc naturel régional de Camargue masque en réalité une très légère progression de celles-ci à l’échelle de l’Ile de camargue depuis 2001. En revanche, on constate une régression notable des grandes cultures sur l’ensemble du territoire du parc naturel régional de Camargue : – 426 ha depuis 2011 malgré une reprise depuis 2016 (+320 ha). Le solde entre la régression des céréales (-2772 ha) et la poussée marquée des cultures fourragères (+1944 ha) et du maraîchage (+1111 ha) est pratiquement nul. L’origine de cette régression des terres cultivées vient de la progression des zones humides qui sur les 12 dernières années s’accroissent de plus de 500 ha.

 

  • Une augmentation de la production des cultures fourragères pour répondre aux besoins de l’élevage (pâturage, fauchage) et de la luzerne pour ses propriétés en faveur de l’amélioration des sols et de son rôle dans la rotation des cultures (riz/blé). Les cultures de luzernes connaissent une progression de + 70 % depuis 2001 sur le périmètre de l’ile de Camargue. Cette évolution est également à mettre en rapport avec l’évolution de l’agriculture biologique et du nombre de conversion dans cette pratique culturale très nette depuis 2014 (réforme de la PAC).

 

  • Les cultures maraichères s’accroissent régulièrement. Les surfaces totales dépassent 1900 ha en 2023. Le taux d’évolution est de 140 % en 12 ans et de près de 620 % depuis 2001.

 

Évolution des milieux naturels

Salins vue du ciel

  • L’achat de lagunes de pré-concentration par le Conservatoire du Littoral à partir de 2008 (vente par les Salins du midi, des lagunes de pré-concentration du Pèbre, Fangassier, Bélugue, Galabert, Vaisseau, Rascaillan, Beauduc et Saint Anne) a entraîné un abandon de la saliculture sur ces zones. Ainsi, plus de 4650 ha sont passés de marais salants exploités à des friches salicoles récentes en 2011. En conséquence, la superficie totale vouée à la saliculture régresse d’autant entre 2011 et 2016. Cette baisse est due au basculement des friches salicoles récentes vers la classe des lagunes et/ou étangs et la classe des sansouires qui recolonisent peu à peu ces espaces.
  • La superficie des zones humides augmente sensiblement de près de 1000 ha (+5%) depuis 2001. Les marais et les roselières sont stables sur cette période.

 

Crédit images: ©PNRC – Marjorie Mercier, ©PNRC – Emanuel Vialet.